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Les taux remontent ! Le monde va (encore) s’écrouler. Que faire, mon Dieu, que faire ? Etc.

 
Bon, on va pas vous la faire à l’envers, vous avez compris que le ton sarcastique du titre est bien là pour relativiser les choses. 
 
Vous avez peut-être entendu que les taux d’intérêts remontent, que ce soit aux USA ou chez nous. Avec une inflation passée à 3 % en peu de temps, il y a de quoi se poser des questions. De là à paniquer, il y a un pas qu’il est inutile de franchir. Comme d’habitude, aurais-je presque envie de dire. Permettez-moi donc de vous partager quelques pensées qui me viennent. 
 
Les effets d’une hausse de taux
 
La remontée des taux sur produits garantis (compte épargne, comptes à terme, obligations, etc.) peut paraître une bonne nouvelle à première vue. On va enfin retrouver des taux corrects pour notre épargne sans risque. Or, déjà, on peut se demander pourquoi il faut rémunérer une épargne… sans risque, mais surtout, non ce n’est pas une bonne nouvelle, en tout cas pour les états qui doivent emprunter de l’argent plus cher. Et l’état, c’est vous (et vos impôts). Ceci sans compter les candidats au logement qui obtiendront un prêt hypothécaire moins avantageux. Vous le combinez avec des prix immobiliers en hausse, et vous comprendrez que certains jetteront l’éponge. 
 
Par ailleurs, une hausse des taux a un effet négatif sur les obligations existantes. Pour rappel, si vous avez un bon d’état qui donne 1 % de rendement, quand le marché donnera du 2, vous serez bien en peine lorsque vous souhaiterez vendre votre titre. Evidemment, loi de l’offre et de la demande oblige, vous vendrez votre avoir moins cher. Bref, en gros, quand les taux montent, les cours des obligations existantes baissent. Et vice-versa, bien sûr. Cette mécanique simple impacte directement les Sicav obligataires. Ces Sicav doivent en effet tenir compte du prix journalier des titres qu’elles ont en portefeuille. Or, la hausse des taux affecte ces titres et ils baissent. Il suffit pour s’en convaincre de regarder le graphique ci-dessous. Il reprend le cours d’un tracker sur les obligations d’état en Europe. Depuis la mi-décembre 2020, ce n’est pas la franche rigolade. Et c’est normal car on est ici dans une réactivité quasi mathématique. 
 
 
Du côté des actions, on a souvent tendance à régir négativement à une hausse des taux car elle signifie qu’en corolaire, les dividendes des actions seront moins attrayants par rapport au risque pris. Néanmoins, une étude attentive montre que ce n’est pas parce que les taux montent que le cours des actions baissent. En fait, à long terme, l’impact est non seulement assez limité, mais suivant les secteurs, il peut parfaitement être positif !
 
Et avec ça ? 
 
Vous me direz que comme l’idée de mon article n’est pas d’allonger la sauce mais de vous dire comment réagir, je ne vais pas m’éterniser plus longtemps. La réponse est très simple : je n’en sais rien ! Parce que l’histoire n’est pas répétitive et surtout que je ne suis pas gestionnaire de fonds. Ceux-ci ont très certainement l’expérience pour anticiper au mieux cette remontée des taux. Mais je puis au moins donner quelques idées qui me semblent être celles que pourrait avoir une personne avisée. 
 
Tout d’abord, j’ai envie de dire ce qu’il ne faut pas faire, deux choses en l’occurrence : paniquer et laisser trop d’argent en compte épargne. Paniquer ne sert à rien, surtout s’il n’y a aucune raison. Mais on sait comment l’être humain est fait : une hausse de 50 % lui paraît normale, et une baisse de 5 % annonce la fin du monde. Laquelle n’en fini pas de ne pas arriver, ce qui commence à devenir lassant. :-))
 
Laisser trop d’argent en épargne est une perte assurée avec l’inflation actuelle. Pour autant qu’on ait bien analysé les parts à laisser en produits garantis (voir conclusion), déplacer des sommes vers des produits à risques raisonnables ou plus poussés, dans des pourcentages de portefeuille étudiés, cela a du sens, à long terme, et certainement si vous le faites vers des instruments financiers durables. 
 
Du côté des obligations
 
Compte tenu de ce que j’ai dit plus haut, il est très raisonnable de se demander s’il faut conserver des fonds obligataires dans un portefeuille. Poser la question c’est très probablement y répondre. Personnellement, cela fait belle lurette que je ne les conseille plus, dans le cadre de mon métier de courtier en assurance-vie, évidemment. Tout simplement parce qu’avec les taux bas que nous avons (et auront encore), la marge de bénéfice est faible pour un risque qui est quand même présent, quoi qu’on en dise. 
 
Petit aparté. Il m’a toujours semblé très étrange, pour ne pas dire autre chose, de proposer en période de taux bas des Sicav obligataires à des gens dont le profil est défensif, sous prétexte d’un indice de risque de 3 (sur une échelle de 7) et d’une meilleure garantie de produit (moins volatile) parce que ce sont des obligations. Hé, les gars, de une, ça n’empêche pas le risque, et de deux, une Sicav obligataire n’est pas une obligation ! La première encaisse les pertes de cours en cas de montée des taux, la seconde permet de faire le gros dos en attendant l’échéance pour récupérer son capital. Résultat des courses : soi-disant pour protéger le bon peuple, on lui permet de voir la fonte de son patrimoine ! Comme Monsieur Shankar, l’épargnant lambda est sans doute ravi. En attendant, pour sécuriser un portefeuille, je préfère encore me tourner vers l’assurance-vie de branche 21 qui est certes plus chère en termes de taxe et frais, mais qui au moins assure un rendement minima et surtout, garantit le capital. Fin de la parenthèse. 
 
Au niveau des actions ?
 
En ce qui concerne les fonds d’actions, il pourrait y avoir une réaction temporaire du marché, d’autant que d’autres nouvelles, bonnes ou mauvaises, s’ajoutent aux mouvements des taux. Mais compte tenu du fait qu’il est impossible de savoir comment va se comporter le marché, et que les investissements à risque se font toujours sur un horizon de temps élevé, je ne ferais rien de spécial. 
 
Tout au plus ceux qui ont des actifs assez dynamiques pourraient par exemple envisager un arbitrage (passer d’un fonds à un autre) de leur bénéfice vers un fonds mixte, à titre de précaution. Pourquoi pas ? C’est possible sur les contrats d’Athora, de Bâloise et d’AFER dont Ligne Bleue assure la diffusion. Mais ce qui est plus utile, sans doute, c’est la technique du stop-loss. Celle-ci permet de limiter une perte à un pourcentage donné lors d’un retournement de marché. Et si j’ai un conseil à donner, ce serait celui-là : si vous disposez d’un contrat qui permet de placer un stop-loss gratuitement, comme le contrat d’Athora, par exemple, vérifiez s’il y en a un. Après les fortes hausses des marchés actions ces deux dernières années, cette précaution n’est pas inutile. Je suis bien sûr à votre service pour vous aider à réaliser vos ordres. 
 
Notez enfin qu’un investissement en immobilier papier peut s’avérer un bon rempart pour contrer la hausse des taux. Ici aussi, Bâloise peut vous apporter solutions par l’intermédiaire de Ligne Bleue. 
 
Conclusion
 
Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Une chose est sûre : il faut le faire en fonction de son patrimoine, de ses objectifs, de la prise de risque souhaitée, de son profil d’investisseur et d’une information bien détaillée. Je suis bien sûr à votre service pour vous donner les outils pour mettre tout cela en place de la manière la plus adéquate possible. 
 
 
 
 
 
 
 

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